Lors du Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts au Carrousel du Louvre, j'ai reçu la Médaille d'Honneur 2009 en compagnie de mon ami Lucas Royo, chef des ateliers Toutain !
J'espère l'année prochaine proposer au Carnaval de Colomiers avec la FAC (Fédération des Associations Columérines), ainsi qu'à Roquebrune sur Argens des oeuvres monumentales (voire combustibles) et participer à d'autres expositions en France ou à l'étranger.
Pour aborder ma démarche, voici un texte de Maïde Maurice, consultante en mécénat d'art (Mars 2009) ;
"Raphaël de Just est sculpteur et créateur d'événementiel. La mise en scène de ses sculptures monumentales culmine avec leur embrasement dans l'espace public.
Il utilise un matériau de récupération, le bois des cagettes, avec lequel il réalise des têtes de tigre, des faucons, des allégories de la guerre, de la violence... Il se dégage une froide sensualité dans ces adroits entrelacements, d'où affleurent muscles et expressions.
Comme nombre de sculpteurs, il exécute d'abord sur le papier le dessin de la gigantesque sculpture à venir. Puis, tel un modeleur, il donne forme par superposition des lamelles de bois plus ou moins fines.
Ses œuvres sont impressionnantes, car le plus souvent de grande dimension : entre 1 et 7 m. Elles nous tiennent à distance non seulement par leur taille, mais aussi par leur présence symbolique.
«Vous m'avez donné vos ordures, j'en ai fait de l'or », citation de Baudelaire que Raphaël reprend à son compte (entre autres poètes et penseurs). Ce parallèle convient bien à ces cagettes qui finissent généralement dans nos poubelles.
Raphaël se réfère explicitement au rituel du carnaval, célébration populaire par excellence qui légitime de façon temporaire, l'expression de tous les excès. Il livre au feu, comme lors du Mardi Gras, la sculpture (celles de plus de trois mètres) représentation des peurs et des forces oppressives.
Par ce geste, Raphaël nous renvoie aussi l'image d'un monde violent qui le heurte. Il exprime cette violence par la crémation de ce qu'il crée, sans pour autant nuire à quiconque. Il dénonce par ce biais, les divers maux de notre société : le règne de l'argent roi, la guerre, la malbouffe, le dérèglement climatique...
Notre fascination pour le feu reste vivace même dans nos sociétés modernes, car il jouit dans nos mémoires d'un pouvoir purificateur et régénérateur.
L'artiste nous propose ainsi une approche à la fois familière de l'art, comme une réalité sacralisée exposée pour sa beauté, son réalisme ; et quelque peu subversive, car cet objet est voué à une destruction programmée."
Une vidéo d'Aurélie Firmin sur l'embrasement de l'Argent Roi, sculpture commandée par le festival Camino à Tournefeuille se trouve en dernière page du blog et une interview réalisée par Hélène Ligan est visible sur claripolis.fr [onglet "galerie" (baissez le son pour une meilleure écoute)].
La porte de l'atelier est ouverte, je vous y attends, si vous vous lassez des photos et désirez voir les sculptures en grandeur nature.
A bientôt,
Raphaël de JUST







